AccueilQui sommes-nous?AlertesNouvellesDocumentsRapportsContact
[ 15-12-09 ]
Cameroun / Yaounde
Un journaliste détenu depuis 5 jours : JED demande sa libération immédiate
Journaliste en danger (JED) exige la libération immédiate d’un journaliste arrêté, depuis jeudi 10 décembre 2009 après midi, à Yaoundé, capital du Cameroun, par des éléments armés de la police qui l’ont conduit jusqu’à l’unité policière en charge de la lutte contre le grand banditisme, connu sous le nom de Secrétariat d’Etat à la Défense (SED).

Alors que le dernier rapport publié par JED, le 10 décembre 2009, indiquait le Cameroun comme la plus grande prison pour les journaliste en Afrique centrale, (voir www.jed-afrique .org) JED demande aux autorités de ce pays de mettre fin aux intimidations, menaces et arrestations intempestives des professionnels des médias.

Selon les informations parvenues à JED, JEAN-BOSCO TALLA, directeur de publication de Germinal, un hebdomadaire privé paraissant à Yaoundé, capitale de la République du Cameroun, a été placé depuis jeudi 10 décembre 2009 dans une cellule du SED en attendant le procès prévu pour mercredi 16 décembre 2009 au tribunal de grande instance du Mfoundi à Yaoundé.

TALLA a été arrêté non loin de l’entrée de la cité universitaire de Yaoundé I. Le journaliste a publié dans son édition n°46 un extrait du livre de Ebale Angounou intitulé : « Sang pour Sang », dans lequel l’auteur relate le pacte secret qui existerait entre Ahmadou Ahidjo, premier président du Cameroun et le président Paul Biya. Selon la rédaction, quelques «coups de fil annonçant des représailles» ont été adressés à TALLA après la publication de l’article.

Contacté par JED, M. Duke ANTAGANA ETOTOGO, rédacteur en chef de Germinal, a déclaré que : « Ce livre existe réellement et se vend librement au Cameroun. Notre journal n’a publié qu’un extrait. Le pouvoir en place au Cameroun accuse en vain notre journal de diffamer le chef de l’Etat. C’est depuis que le nom de Jean-Bosco Talla a été cité, les mois derniers, dans le rapport de l’ONG française sur les biens mal acquis au Cameroun que notre journal est tout le temps inquiété »